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Le bois du Roi

(Les Bordes - Lizeray)

   À trois kilomètres au nord-ouest d'Issoudun, le bois du Roi tranche sur la monotonie du plateau champenois. D'apparence banale, il abrite une flore diversifiée dont les orchidées forment la composante la plus remarquable. C'est au printemps, et le matin de préférence pour profiter de la fraîcheur du bois, que l'on appréciera le plus cette promenade. Dépaysement garanti.

 

Le bois du Roi

 

 


Intérêt :

botanique, paysager.

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Période
la plus favorable :

avril à fin juin mais surtout de la mi-mai à la mi-juin.

Distance et temps :

5 km. 2 à 3 heures selon les arrêts.

Carte(s) IGN :

2225 Ouest Neuvy-Pailloux.

Points particuliers :

Le bois du Roi est un milieu sec et chaud où la vipère aspic est régulière. Il n'y a rien à craindre sur les chemins mais pour entrer dans les zones herbeuses, être bien chaussé et faire du bruit. Le reptile détalera le plus souvent sans que vous l'ayez repéré.

Accès :

Depuis Issoudun, rejoindre Les Bordes par la D 16. Dans le bourg et peu avant la sortie, direction Paudy, prendre une rue à gauche qui indique le stade. Se garer à côté du stade.
Suivre le chemin qui prolonge la route goudronnée. 

 Pour en savoir plus


   Dans un premier temps, le circuit traverse le bois du Roi, petit massif d'environ 450 ha implanté sur les communes des Bordes et de Lizeray. L'arbre le plus commun de ce bois est un chêne de petite taille, au tronc tortueux, appelé Chêne pubescent. Au printemps, les deux faces de ses feuilles sont recouvertes d'un fin duvet. Ce chêne affectionne les sols pauvres, caillouteux et secs. Il y vit en communauté avec une multitude d'espèces : des arbres tel le Cormier, des arbustes (Troëne, Viorne lantane, Épine-vinette, Genévrier…), des plantes herbacées.
   Les orchidées sont bien présentes dans la traversée du bois. Elles occupent les lisières et les bordures enherbées : Orchis singe, pourpre, bouc, moucheron et pyramidal, Platanthère verdâtre, Céphalanthère à longues feuilles, Épipactis helléborine. La Néottie nid d'oiseau et le Limodore à feuilles avortées se rencontrent au voisinage des petites constructions, à mi-parcours du point . Avec de la chance, on observera l'Épipactis de Müller, très rare.
   Au carrefour du chemin et de la D 960 (point ), on s'attachera à rechercher quatre plantes remarquables : l'Ancolie, peu fréquente dans le bois, le Grémil pourpre violet aux fleurs d'un bleu intense, la Mélitte à feuilles de mélisse aux grosses fleurs blanches et roses et l'Ornithogale des Pyrénées dont l'inflorescence rappelle une jeune asperge.
   Traverser la route départementale et poursuivre par le chemin plus étroit qui descend. La végétation ne varie guère sur cette portion. On atteint le point  au sortir du bois. La promenade emprunte maintenant la vallée du Bénitier, un petit cours d'eau régulièrement à sec. Deux possibilités s'offrent au randonneur.
   La première consiste à prendre le chemin de gauche. Il longe un coteau sec envahi par le Genévrier et le Chêne pubescent qui donnent à ce lieu un caractère méditerranéen assez marqué. Le coteau est intéressant d'un point de vue botanique mais la fermeture progressive du milieu appauvrit la végétation. On parvient sur le site de l'ancien terrain de moto-cross, pelouse calcicole fragile, dégradée par les autos et motos tout-terrain, et qui panse très lentement ses plaies. Propriété privée de la Ville d'Issoudun, il vient d'être aménagé pour la protection de sa flore. Les orchidées y abondent : importante population d'Ophrys abeille, station d'Ophrys frelon aux formes et coloris variés, Homme-pendu, etc.
   La seconde possibilité est, à partir du point , d'emprunter le chemin de droite sur quelques mètres puis de bifurquer sur la gauche afin de gagner le petit pont qui enjambe le Bénitier. Dès le départ, sur la droite, les pentes sont occupées par des pelouses calcicoles plus ou moins colonisées par les arbustes. Elles sont la propriété privée de la commune des Bordes. Ces terrains secs et chauds abritent des plantes remarquables adaptées à ces conditions de vie : le Carduncelle doux, l'Inule des montagnes ou l'Aster lynosiris, dont certaines sont protégées. C'est aussi le domaine d'autres orchidées : les Ophrys mouche, araignée et litigieux notamment.
   Au pont, on remarque une nouvelle pelouse calcicole coincée entre le ruisseau et le chemin qui remonte sur la gauche. Elle est la propriété privée de la commune d'Issoudun qui en a confié la gestion au Conservatoire du patrimoine naturel de la région Centre. Deux cents espèces de plantes vivent naturellement sur cette pelouse dont l'Anémone pulsatille qui compte ici sa seule station de Champagne berrichonne de l'Indre. Quatorze variétés d'orchidées croissent sur ce site dont la Listère ovale, l'Homme-pendu et les Orchis brûlé, mâle et bouffon.
   Par le chemin qui remonte, on longe bientôt la ligne de crête d'où la vue sur la vallée du Bénitier est intéressante. Le chemin se coule entre les cultures. L'observation d'un busard, d'une compagnie de perdrix, voire d'un lièvre, reste toujours possible. Par la gauche, on rejoint le point puis la route départementale non sans un petit crochet vers le site de l'ex-moto-cross (voir plus haut).
   Parvenu à la D 960, prendre à gauche vers le bois en suivant l'accotement de droite, le plus ensoleillé. Les orchidées abondent sur les bermes herbeuses et en bordure de bois. On y cherchera notamment le Limodore de Trabut et, parmi les autres espèces déjà rencontrées, divers hybrides et sujets remarquables par leurs teintes particulières.
   De retour au point , remonter le chemin emprunté à l'aller jusqu'au stade.


Pour en savoir plus

• Site Internet. Dominique Delpoux présente la commune des Bordes dans sa page personnelle : http://perso.wanadoo.fr/dominique.delpoux

 


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