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Collections ornithologiques


Écomusée du Blanc

Dominant la ville haute du Blanc, en rive gauche de la Creuse, le château Naillac est aujourd’hui le siège de l’écomusée de la Brenne. Une exposition permanente y retrace l’histoire du pays aux mille étangs et son évolution, des temps géologiques à nos jours. Les naturalistes sont bien sûr évoqués dans cette exposition, eux qui, par leurs travaux et leurs observations, ont largement contribué au rayonnement de la région.

 

Écomusée du Blanc


   Les deux salles du rez-de-chaussée abritent ainsi le musée des oiseaux. Il s’agit d’une collection d’oiseaux naturalisés rassemblés à partir de 1823 par Jean Mercier-Génétoux.
   Dans la première est reconstitué, dans une atmosphère particulière et feutrée, le cabinet de travail de l’ornithologue. On notera, dans un coin, la présence d’un fusil qui, en ces temps anciens, et à défaut de matériel optique comme aujourd’hui, constituait le seul outil d’investigation. Dans cette même salle, est déposé un catalogue manuscrit de 570 pages intitulé « Ornithologie » où Jean Mercier-Génétoux notait chaque spécimen de sa collection, son histoire et sa description.

 

Cabinet de travail de Jean Mercier-Génétoux

Une vue des vitrines

 

 

 

La seconde salle abrite la collection proprement dite. Les oiseaux y figurent dans un état de conservation remarquable, dans des vitrines qui rappellent celles où l’ornithologue conservait ses spécimens. La collection a été restaurée au début des années 2000 grâce à une subvention du ministère de l'Éducation nationale et de la Recherche. Elle compte aujourd’hui 819 sujets dont 386 seulement sont exposés. Ils représentent 224 espèces rencontrées dans la région.
   Portrait de Jean Mercier-GénétouxJean Mercier-Génétoux est né à Saint-Marcel (Indre) le 22 fructidor de l’an 6 (8 septembre 1797). L’acte de naissance montre qu’il s’appelait tout simplement Mercier. Le terme « Génétoux », accolé plus tard au patronyme, provient certainement d’un lieudit de la commune de Saint-Marcel où la famille de l’ornithologue possédait des terres.
   Il devient notaire et s’installe à Argenton, probablement rue d'Orjon. On sait qu’il exercera également la charge de conseiller d'arrondissement.
   Jean Mercier-Génétoux était le grand-oncle de Raymond Rollinat. En effet, il avait épousé Marie Rollinat, plus connue sous le prénom d’Irma, sœur du grand-père du célèbre naturaliste. Raymond Rollinat n’a que sept ans lorsque son grand oncle décède ; c'est pourtant lui qui va initier le jeune garçon à l’amour de la nature et développer ses dons pour l’étude et l’observation. Dans le livre Vertébrés sauvages du département de l’Indre, René Martin et Raymond Rollinat rendent hommage à l’ornithologue en ces termes :
   « Nous avons dédié ce livre à la mémoire de Jean Mercier-Génétoux, ce savant modeste qui a laissé une magnifique collection d’oiseaux tous préparés par lui d’une façon remarquable. Cette collection, commencée en 1823 et à laquelle il travaillait encore la veille de sa mort, renferme environ 1 200 sujets, presque tous tués dans l’Indre et représentant près de 300 espèces. On y voit beaucoup d’oiseaux rares, conservés avec intelligence et soin par MM. Mercier-Génétoux, ses fils. […] En même temps qu’une collection, M. Mercier-Génétoux a encore laissé un volumineux et très intéressant manuscrit sur les oiseaux du département ; nous y avons puisé à l’occasion. »
   Féru d’ornithologie, Jean Mercier-Génétoux s’intéressait également aux lépidoptères et probablement à bien d’autres disciplines naturalistes.
   Après sa mort, ses fils confièrent la collection d’oiseaux et les vitrines à leur neveu, le capitaine Ducluzeau. Celui-ci voulut en faire don à la Ville d’Argenton qui refusa le 27 mai 1901, faute d’un local convenable. La collection resta donc en attente et beaucoup de pièces alors furent dispersées. Raymond Rollinat parvint à en retrouver quelques-unes et s’enquit alors de sauvegarder le restant. Par l’intermédiaire d’un ami, René Martin, éminent entomologiste, la collection fut enfin donnée à la Ville du Blanc qui la possède toujours. Raymond Rollinat s’occupa lui-même du transfert.

Renseignements au 02 54 37 25 20. Par courriel à : ecomusee.brenne@wanadoo.fr, ou sur le site du parc naturel régional de la Brenne.


 

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